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Le Pôle Pass dévoile ses objectifs et projets

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En fournissant toutes les composantes des odeurs et des arômes, l’industrie aromatique s’avère indispensable ou crée une valeur ajoutée décisive pour des secteurs industriels majeurs comme la parfumerie, la cosmétique, l’agroalimentaire ou encore les produits fonctionnels et industriels utilisés quotidiennement.

Les adhérents du pôle PASS disposent d’un capital technique, scientifique et humain mondialement reconnu dans le domaine de l'exploitation industrielle des plantes à parfums pour la production, l’analyse et la formulation de produits aromatiques. Leur savoir-faire justifie ainsi l’ambition du Pôle PASS de devenir un acteur international de référence pour la caractérisation, l’évaluation et la production des extraits naturels de l’industrie aromatique.
 

Des résultats significatifs et structurants

• La mise au point d’un test in vitro prédictif du pouvoir allergisant ou sensibilisant des ingrédients de parfumerie développé lors d’un projet FUI par la société ImmunoSearch. Cette technologie désormais mondialement reconnue pour sa pertinence et fiabilité est officiellement déposée par l’Etat français pour l’écriture d’une ligne directrice à l’OCDE (guideline).

• La création de deux plateformes technologiques : European Research Institute on Natural Ingredients pour l’analyse des extraits naturels, la Plateforme d’Eco Extraction du Végétal basée à Valréas pour la production d’extraits naturels.

• Le soutien du Pôle à l’émergence de la plateforme de Toxicologie environnementale de Rovaltain.

• La création de France Eco Extraction et la définition du concept de l’Eco-Extraction dans un guide de bonnes pratiques, avec la mise en place d’outils d’aide à la décision (Ecocalculateur ACV), véritables supports à l’amélioration continue des procédés de production.

• 54 Millions d’euros de frais de Recherche et Développement générés avec la moitié des projets portés par des PME qui ont perçu près de 45% des financements publics obtenus par le pôle, soit un niveau record sur le plan national
 

Des actions collectives fédératrices

70 entreprises ont été réunies dans des actions collectives sur ces dernières années pour adapter des référentiels ou méthodologies généralistes peu adaptées aux spécificités de la filière :

• La mise au point de méthodologies sectorielles pour la détermination de l’Analyse de Cycle de Vie des ingrédients végétaux, la réalisation de Bilan d’Emission de Gaz à Effet de Serre, la mesure des pesticides dans les huiles essentielles, la réalisation du guide des bonnes pratiques de l’écoextraction.

• L‘accompagnement à la veille technologique et concurrentielle.

 

Un rapprochement stratégique avec Cosmetic Valley

L’étroite collaboration des grandes marques de parfumerie avec les producteurs de matières premières naturelles de Grasse datant de près d’un siècle, la complémentarité entre les pôles PASS et Cosmetic Valley est une évidence. Avec 400 à 800 créations d’emplois tous les ans et une présence à l’international marquée par un taux moyen à l’export de l’ordre de 70%, les adhérents du Pôle PASS, certes moins nombreux que ceux de Cosmetic Valley, n’en sont pas moins autant dynamiques en terme de développement et d’investissement en R&D. Ainsi, les projets labellisés et financés du Pôle PASS ont généré près de 5 000 € d’investissement de R&D par salarié de ses sociétés adhérentes quand Cosmetic Valley parvenait à impulser entre 3500 et 4800 € d’investissement de R&D par salarié.

Après la signature d’un accord de partenariat en mars 2015, le Pôle PASS a proposé dès le mois de juin 2015 sa vision de la valeur ajoutée d’un rapprochement avec Cosmetic Valley en identifiant les grands enjeux technologiques et les développements communs avec des propositions de travail concrètes pour les aborder. Disposant peut-être d’informations particulières permettant de délabelliser un pôle de compétitivité hors du cadre d’une évaluation nationale, la Cosmetic Valley et son président M. Jamet n’ont pas souhaité entrer dans cette démarche de construction, préférant axer les débats sur la perte préalable du label du Pôle PASS, des questions d’image, de marque, de chiffre d’affaires, d’absorption ou de concurrence.

Cette attitude contraste singulièrement avec les récents propos des ministres de l’Economie de l’Industrie et du Numérique et de l’Aménagement du Territoire de la Ruralité et des Collectivités Territoriales, MM. Macron et Baylet qui, après avoir clairement reconnus la valeur ajoutée indiscutable des écosystèmes créés par les pôles et l’inutilité de les détruire avec une délabellisation, ont fortement encouragé à se placer dans une recherche d’amélioration continue pour renforcer le dispositif au service de l’économie des territoires.

Si le Pôle PASS, qui s’en est ouvertement entretenu avec ses adhérents en assemblée générale, vise à la mise en place d’un rapprochement interactif et de valeur pour les adhérents, encore faut-il définir un projet et des objectifs communs pour produire la valeur ajoutée attendue par les autorités de tutelle.

En effet, les partenariats entre pôles encouragés depuis 2008 par la DGE constituent déjà une véritable plus-value pour le développement d’actions structurantes. Ainsi, le partenariat sur les écoprocédés entre les Pôles PASS, TERRALIA et TRIMATEC a conduit à la création de France Eco Extraction en plus d’une plateforme technologique. Une évolution structurelle intelligente entre deux Pôles reconnus mondialement devrait donc conduire à plus.

 
Nul doute que la nouvelle évaluation et réforme de la politique des pôles et les enseignements tirés de leurs premiers dix ans susciteront des solutions organisationnelles en mesure d’apporter davantage aux adhérents du Pôle PASS et de ses partenaires.

 

Source : communiqué de presse Pôle PASS

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